Micro Kinésithérapie:

Le corps humain, comme tout organisme vivant, est conçu pour s’adapter, se défendre et s’auto-corriger en cas d’agressions traumatiques, émotionnelles, toxiques, virales, microbiennes ou d’environnement.
Lorsque l’agression est supérieure aux possibilités de défense de l’organisme, la vitalité du tissu corporel concerné va être altérée. Il y a «mémorisation » de l’agression. La modification de la vitalité tissulaire peut faire apparaître différentes manifestations locales ou à distance.
La micro-kinésithérapie va chercher par une technique micro-palpatoire manuelle spécifique, les traces laissées par ces agressions dans les différents tissus de l’organisme. Son action consiste à effectuer manuellement des actes stimulant les mécanismes d’autocorrection afin d’éviter la dégradation des tissus et d’en rétablir la fonction.

Méthode
Les quatre grands principes de base de la méthode sont les suivants :
Le principe d’auto-guérison
Tout être vivant est capable de faire quelque chose par lui-même et pour lui-même, d’où une capacité d’autogestion et d’autocorrection qui est à la base de la cicatrisation ou de l’immunologie. Le corps peut se défendre (anticorps) s’il connaît son agresseur (antigène). Il va alors mettre en route un mécanisme de cicatrisation des lésions laissées par l’agent pathogène et tirer une expérience du phénomène vécu.
Lorsque l’agression est trop forte, lorsqu’elle arrive par surprise, lorsque le corps ne connaît pas l’agent agresseur, les symptômes de la maladie s’installent ; le thérapeute est là pour remontrer à l’origine de l’agression, le mécanisme auto-correcteur pourra alors se mettre en place.
C’est la recherche de la cause responsable et non pas la recherche de la pathologie qui va guider le micro-kinésithérapeute tout au long de son travail. Il ne pose pas de diagnostic (ce qui est le rôle du médecin) mais il établit un bilan spécifique qui lui permettra après avoir porté le geste correcteur de proposer au corps de mettre en route son propre mécanisme de défense.

La cicatrice pathogène
C’est la trace laissée par l’agent agresseur à son entrée dans le corps qui est appelée cicatrice pathogène. Elle est très facile à trouver lorsqu’il s’agit d’une agression traumatique physique pure car elle correspond au lieu de souffrance de l’individu. Elle est beaucoup plus délicate à mettre en évidence lorsque l’agression est un choc de type émotionnel par exemple, car la plainte de l’individu se manifestera la plus part du temps à distance. C’est sur cette cicatrice pathogène que le geste correcteur doit être porté.

La correction homéo-causale
Il est très important de reproduire le traumatisme vécu par le patient de façon à lui permettre de reconnaître son agresseur, mais sans reproduire la douleur vécue à ce moment là. Par un geste plein de douceur et de tendresse, le thérapeute va remettre en route le système d’autocorrection du patient.

La micro-palpation
C’est le geste manuel du kinésithérapeute qui de pratique toujours à deux mains sur son patient.
Le port d’un vêtement léger lors de la séance est d’ailleurs très bien vécu par le patient qui ressent parfaitement les mains du thérapeute qui partent à la découverte de son problème.