Historique de la fibrolyse diacutanée

Initiateur : Kurt Ekman

Kinésithérapeute Suédois qui travaillait dans le service du Docteur Cyriax à Londres dans les années 1970
Initié à la méthode du massage transverse profond ( MTP ).
Comprend les limites manuelles de cette pratique, auxquelles il pallie par la création d’une instrumentation originale et spécifique.
Propose un modèle explicatif mécaniste de son approche, basé sur :


  • le concept d’irritation tissulaire lié à la présence de « corpuscules fibreux ».

  • le concept de restriction de mobilité tissulaire lié à des « adhérences inter-structurelles ».
Débute les premières formations de « fibrolyse diacutanée® » et « crochetage Ekman® » à Bruxelles dans les années 1980.

La fibrolyse diacutanée est une méthode de traitement des algies de l’appareil locomoteur, apparue dans le domaine de la kinésithérapie dans les années 1970. L’initiateur de cette approche est un kinésithérapeute suédois du nom de Kurt Ekman.
Kurt Ekman a longtemps travaillé à Londres dans le service du docteur Cyriax, où il pratiquait la technique connue sous le nom de « massage transverse profond ». Dans sa pratique clinique, il s’est rapidement rendu compte que ses doigts, trop gros, ne lui permettaient pas d’atteindre des localisations anatomiques fines, précises et profondes. Il eut l’idée d’utiliser, dans le cadre de sa technique de massage, des instruments lui permettant de passer, en invaginant la peau, sous les tendons et entre les plans de glissement tissulaires profonds. A l’époque, il s’agissait de crayons en bois munis d’une petite boule, de petits instruments en corne ou en écaille de tortue (matériel utilisé dans la confection des peignes).
Nous sommes en présence d’une méthode de traitement parfaitement empirique, née sur le terrain de la clinique et de la consultation. Elle est gouvernée par une idée, découlant de la perception manuelle, selon laquelle, la douleur de type inflammatoire perçue dans les tissus, est liée à la présence de corpuscules irritatifs et adhérents palpables que Kurt Ekman a nommé corpuscules fibreux. Une autre de ses convictions perceptives est que les symptômes présentés par le patient sont liés à une restriction de mouvement inter-tissulaire provoquée, selon lui, par des mini-adhérences consécutives à des micro-traumatismes dans ces tissus.
Sa pratique quotidienne consistait en une approche mécanique de mobilisation tissulaire, myo-aponévrotique ou myo-fasciale, précise et localisée visant à améliorer la motilité inter-structurelle par la disparition des adhérences et en rendant inoffensifs par lissage d’éventuels corpuscules irritatifs. Les excellents résultats, observés cliniquement, confortent Kurt Ekman dans ses conceptions thérapeutiques mécanistes de base. Il a alors développé une instrumentation traitant tous les endroits du système locomoteur. Le principal inconvénient rencontré dans son approche est la douleur perçue par le patient lors du traitement. C’ est pourquoi il a décidé de modifier ses instruments en bois et en corne, pour créer les crochets en acier inoxydable encore utilisés aujourd’hui.
Pour diminuer l’algie induite par l’instrument, il a eu l’idée de terminer ses crochets par une spatule permettant de réduire la pression appliquée sur les tissus. De plus, diverses courbures d permettent d’atteindre les structures mécaniques contributives du symptôme à différentes profondeurs avec un minimum de tension et donc une sensibilité particulièrement réduite. Vous pouvez voir ci-contre la trousse d’instruments initialement utilisée par Kurt Ekman pour la pratique de sa méthode.
La méthode, pratiquée par une main bien formée, est complètement indolore, excepté aux endroits où une réaction inflammatoire s’est développée.
Au fil des ans et de sa pratique auprès d’une patientèle toujours croissante, Kurt Ekman a acquis une réputation internationale, en particulier auprès de grands sportifs. Il parcourt les capitales européennes pour y donner des consultations ponctuelles.